Depuis 2000, association pour la sauvegarde de Soulac,
entre nature et qualité de vie

  • Photo
  • Photo
  • Photo
  • Photo
  • Photo
  • Photo
 

Nos idées sur :

La capacité d'accueil - La politique - Le tourisme - L'urbanisme - La défense contre l'érosion marine - Le logo

La capacité d'accueil

Capacité d'accueil

C'est une notion de la loi littoral souvent considérée comme complexe et encombrante. Si l'on considère qu'elle dépend des ressources, renouvelables ou non, dont dispose un territoire, il convient de s'accorder sur la nature de ces ressources, sur leur vulnérabilité et sur les atteintes de la pression anthropique à laquelle elles sont soumises. Parmi les ressources à prendre en compte, citons : la mer, la plage, les dunes, la forêt, les zones humides, le paysage, les équipements publics (voirie, réseaux divers), les services rendus à la population (transports en commun, hébergement, sécurité, santé, approvisionnements), l'eau douce, les finances communales. Il est clair que nombre de ces ressources sont fragiles, épuisables ou limitées. La capacité d'accueil ne peut alors être évaluée que par une démarche concertée et fixée dans les documents d'urbanisme, SCOT* et PLU*.

La méthode consiste à identifier les zones naturelles susceptibles d'être classées espaces remarquables, espaces proches du rivage, ZNIEFF* , coupures d'urbanisation. Puis d'identifier les espaces nécessaires à la poursuite des activités primaires : agriculture, aquaculture, exploitation forestière et maritime. L'espace potentiellement urbanisable tiendra compte ainsi de la protection de l'environnement naturel et de la sauvegarde d'activités traditionnelles diversifiées.

A Soulac, il est nécessaire de compléter cette approche, en rappelant la bande d'inconstructibilité des 300 mètres à partir du rivage, et surtout par le besoin de prévoir, dans l'espace potentiellement urbanisable, la réserve foncière destinée à permettre la délocalisation éventuelle des biens qu'imposerait l'avancée de la mer.

Il faut aussi noter que la démographie de la population permanente ne justifie pas l'accroissement du nombre d'hébergements disponibles.

Afin d'éviter d'aggraver le dommage infligé aux générations futures, il serait sage que l'évaluation de la capacité d'accueil durable de Soulac tienne compte du principe de précaution et privilégie un aménagement qualitatif, à ne pas confondre avec une capacité d'hébergement artificiellement exagérée.

* Schéma de Cohérence Territoriale * Plan local d'Urbanisme * Zone Naturelle d'Intérêt Floristique et Faunistique.

Retour en haut

La Politique

VIVRE A SOULAC est une association indépendante de tout carcan idéologique, de toute corporation, de tout parti et de toute structure publique. APOLITIQUE à ce titre, elle n'en est pas moins étroitement concernée par le destin de Soulac.

Les enjeux considérables qui pèsent sur l'avenir de cette « fin des terres », sont susceptibles d'entrainer des décisions difficiles et lourdes de conséquences pour ses habitants. Dans ce cadre, la mise en place de structures de concertation adaptées aux besoins (ou l'activation de celles qui existent déjà : comité de suivi du PPRL, commissions communales « érosion et réfection du front de mer ») nous semble la seule garantie d'un dialogue réel et fructueux, porteur du nécessaire consensus.

Dialogue et Concertation font partie de nos priorités.

Retour en haut

Le tourisme

"SOULAC C'EST LE TOURISME", et tout a été dit ?

Dans l'optique d'une capacité d'accueil maitrisée, il serait raisonnable de privilégier l' EXTENSION DE LA SAISON TOURISTIQUE d'avril à octobre et de mettre l'accent sur la diversification des activités et la QUALITE DES SERVICES proposés.

Tourisme

Cette tendance, qui requiert avant tout l'accord des acteurs locaux, ne pourrait se concrétiser qu'après une franche concertation, et mériterait peut être que soient étudiées des mesures incitatives.

ACTIVITE principale en bonne partie conditionnée par la qualité des plages, le tourisme fournit à la population permanente, renforcée de saisonniers en juillet et aout, les emplois qui permettent à Soulac d'exister.

Sachant que la grande majorité des estivants viennent à Soulac pour son cadre naturel, il serait totalement incohérent de ne pas considérer le RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT, dans toutes ses composantes, comme une condition essentielle de l'économie touristique.

Retour en haut

L'urbanisme

En façonnant notre cadre de vie, c'est un bon MARQUEUR DE LA QUALITE DE VIE.

Urbanisme

Depuis la basilique Notre Dame de la Fin des Terres, inscrite avec ses arbres centenaires au patrimoine mondial de l'UNESCO jusqu'aux campings, en passant par les équipements publics, le parc des villas « balnéaires », les colonies de vacances et les résidences de tourisme, il constitue l'ensemble des BIENS à prendre en considération à Soulac.

Résultat de la politique d'urbanisation, il en épouse toute la complexité, liée à la multiplicité des documents (codes, lois, PLU, SCOT, PPR, ZPPAUP* etc...) qui la régissent. Malgré cet encadrement, la VIGILANCE reste de mise : dès lors que se trouvent en jeu des intérêts financiers considérables, les documents d'urbanisme présentent bien des faiblesses qui font de la pression foncière et urbaine le principal facteur anthropique de dégradation du milieu naturel.

Urbaniser consomme de l'espace. Urbaniser détruit des forêts, des zones humides, des dunes. Urbaniser accélère l'érosion des sols et réduit les activités traditionnelles. Urbaniser en commune littorale répond souvent à une anticipation artificielle de la demande. Aussi, pour la nécessaire préservation d'un attrait touristique garant d'une activité durable, convient il de veiller à ce que l'URBANISATION soit MAITRISEE dans un sens qui tienne compte de la capacité d'accueil.

De « cité jardin », Soulac s'est densifiée en résidences de tourisme au titre de ZRR*, tandis que le « tourisme de masse » y trouvait un terrain de prédilection à travers le développement de l'HABITAT DE PLEIN AIR. Cette tendance qui permet au plus grand nombre de bénéficier d'une villégiature de qualité, s'est traduite par la multiplication des terrains de camping. Autant leur intégration dans l'environnement forestier est remarquable, autant ceux qui s'accrochent en bord de mer posent problème.

VIVRE A SOULAC pense qu'un urbanisme apaisé résultant du respect des textes, doit s'inscrire dans une démarche réfléchie et concertée d'adaptation au contexte propre à Soulac: fragilité du territoire, du milieu naturel et des activités à soutenir. Sans courir après la rentrée des taxes d'habitation, ou entrer dans le jeu des spéculateurs.

* Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager * Zone de Réhabilitation Rurale

Retour en haut

La défense contre l'érosion marine

Phénomène naturel à la fois prévu et aléatoire, l'érosion marine conditionne pour une bonne part l'avenir de Soulac, tous BIENS et ACTIVITES confondus.

Erosion marine

Dès sa création, VIVRE A SOULAC, constatant l'insuffisance des données relatives au recul du trait de côte, a décidé de procéder chaque année à ses propres mesures et observations sur le littoral entre la pointe de la Négade et les Arros. Ce RELEVE ANNUEL, complété à la demande par une « chronique de l'érosion » établie en fonction des épisodes exceptionnels (tempêtes Klaus, Quinten, Xyntia, p.ex.), est adressé régulièrement à la préfecture de la Gironde et à la communauté de communes de la pointe du Médoc, afin que nul ne puisse dire « je ne savais pas ».

En novembre 2002, le préfet de la Gironde donnait son accord à notre demande de faire partie du comité de suivi du plan de prévention des risques littoral (PPRL), « eu égard aux pièces et argumentations communiquées ».

Après plus de dix ans d'étude du fonctionnement de la cellule sédimentaire « pointe de la Négade, pointe de Grave », étendue aux approches de l'estuaire (la Coubre, Cordouan et les bancs du large), VIVRE A SOULAC, a souhaité élaborer un PLAN DE GESTION DU TRAIT DE CÔTE en s'inspirant de l'approche théorique du professeur Paskoff, spécialiste incontesté des systèmes littoraux, et des données sédimentaires recueillies par les équipes de l'université de Bordeaux. Ce plan s'inscrit dans la stratégie nationale de gestion du trait de côte. Il a pour but de proposer une base de discussion concrète, après l'épisode érosif exceptionnel de l'hiver 2013/2014.

Au terme de cette réflexion, il apparaît que les méthodes propres à défendre les ACTIVITES, liées à la plage et au tourisme, ou les BIENS, liés à l'habitat individuel ou collectif, sont antagonistes. Cela suppose que tout plan de gestion du trait de côte ne puisse résulter que d'un COMPROMIS. A ce titre, et compte tenu de l'importance des enjeux et de la multiplicité des acteurs en présence, une procédure de CONCERTATION s'impose. Le comité de suivi du PPRL, organisme compétent en matière de lutte contre l'érosion, et les commissions locales sur l'érosion et la réfection du front de mer, ont vocation à jouer ce rôle.

Retour en haut

Logo

Le logo choisi par VIVRE A SOULAC repose sur la symbolique du YIN et du YANG: l’harmonie qui trouve son origine dans l’équilibre des contraires. Ici, l’océan (bleu pour le large, blanc pour la zone de rouleaux ou la dérive littorale) et la terre (sable, pour la plage et les dunes, vert pour la forêt et autre végétation) . Sans oublier, posée dessus, la ville entre les deux. C’est notre vision: terre et mer, indissociables et complémentaires (pour le meilleur et pour le pire), interdépendance et passage de l’une à l’autre en continuité. La sinuosité du trait, de plus , n’est pas sans rappeler la forme du trait de côte de la Négade à Saint Nicolas.

Et vivre là, sur cette petite planète bleue en miniature où tout est nature, nous invite à sauvegarder cet environnement incomparable.

Retour en haut